à votre attention, cela va sans dire...

...mais c'est mieux en le disant : aucun des "extraits" de romans qui figurent sur ce blog n'est de ma personne !

Voilà, un clavier azerty en vaut deux.

Samedi 17 juin 2006

Dans la loi des morts de Mary Willis Walker, Wanda est une femme persuadée du caractère vital que peut avoir le fait de porter une arme en permanence sur soi. Lorsqu'elle essaie de convaincre ses copines venues s'essayer au tir sur cibles, elle sait trouver des arguments convaincants...  

 

(page 94 de l'édition Livre de poche)

- Eh bien, mon beau-père m'a appris à tirer quand j'avais six ans. Cà m'a été très utile lorsqu'à l'âge de treize ans, j'ai dû le faire sortir de ma chambre à coucher, ce cochon ! J'ai posé le canon du petit .22 qu'il m'avait donné tout contre ses couilles - il m'avait régalé d'un spectacle... j'vous dis pas -, et je lui ai dit que si jamais il me tripotait encore, moi ou ma petite soeur, je transformerais en steak tartare ses vieilles outres racornies...
Elle tapota l'étui à révolver qu'elle portait sous son bras.
- C'est fou comme on peut modifier le comportement des gens avec une arme de poing appliquée juste au bon endroit !

Mercredi 7 juin 2006
Toujours dans le - bien nommé, comme vous allez le voir - Poète de Connelly, Gladden ne semble pas trop apprécier que la dame du motel s'immisce dans sa vie privée. Au petit jeu des questions/réponses, il est incontestablement le plus fort.

(page 190)

- Je me renseigne. Qu'est-ce que vous foutez seul dans cette chambre, hein ? J'espère que vous vous branlez pas sur le couvre-lit.
Elle lui adressa un petit sourire suffisant. Elle s'était vengée. Gladden sentit monter, puis éclater sa colère. Il savait qu'il aurait dû garder son calme, ne pas se faire remarquer, mais il ne put se retenir.
- Qui est le plus grossier des deux, hein ? Vous savez ce que je pense ? Vous me donnez envie de gerber ! Avec toutes vos veines sur le cul vous ressemblez à une carte routière conduisant en enfer, ma vieille !


Parfois je me dis que le GPS a vraiment du bon.

Vendredi 2 juin 2006

Jack McEvoy est un journaliste spécialisé dans les homicides qui mène ce que l'on pourrait appeler une vie de solitaire. Et le récent suicide de son frère jumeau Sean n'arrange pas vraiment les choses. C'est du moins l'image que veut nous donner Michael Connelly dans son roman très réussi intitulé le poête.

(Page 82 de l'édition Points)


[...] A l'époque où j'avais emménagé, je pensais rester un an ou deux maximum, puis j'achèterais une maison, me disais-je. Je me marierais, j'aurais un chien, un truc dans ce genre. [...]

Hum, voyons... un chien ou un truc dans ce genre...? Un loup ? Ou un renard,  peut-être ?
Tout cela, bien sûr, en supposant que Connelly parle du chien et non pas de son mariage. :-)

Mardi 30 mai 2006

Dans le gentillet ceux qui vont mourir te saluent de Fred Vargas, le juriste Richard Valence est chargé de mener une enquête afin d'élucider le mystère qui plane sur le décès d'Henri Valhubert, un expert en objet d'art anciens. Valence est un coriace, un acariâtre, même. Aussi, quand il interroge Claude - le fils du défunt - la discussion prend-t-elle des sous-entendus pour le moins douteux.


(page 85 de l'édition J'ai lu)


Claude frappa violemment sur la table. [...]
- [...] Alors, puisque vous devez être odieux, soyez-le tout de suite et qu'on en finisse, nom de dieux ! Qu'est-ce qu'il y a dans votre sac, dans votre tête ? De la merde ? Très bien ! Alors, bon sang, sortez-là !

Je pose alors cette simple question : d'où proviens la merde ? Du sac ou bien de la tête de Valance ?

Vendredi 19 mai 2006

Dans Indigo Blues de Robert Crais, 3 jeunes enfants (2 filles, 1 garçon) engagent le détective privé Elvis Cole pour retrouver leur père disparu.
Lorsqu'ils se présentent à son bureau, l'ainée des filles - Teri (15 ans) - expose la situation à Cole, mais le garçon - Charles (12ans) - ne semble pas trop apprécié l'humour particulier du privé.


(page 27-28 de l'éditon Pocket)

"- Votre annonce dans les Pages jaunes dit que vous retrouver les personnes disparues.
- Exact. Et cette semaine, je fais même une promotion. Je vous en retrouve deux pour le prix d'une.
[
...] Le garçon toussa brièvement. Enfin non, il ne toussa pas mais me traita de "con-nard" en camouflant l'insulte derrière un accès de toux.
[...] Le gamin se renfrogna et, traînant les pieds, il passe derrière mon bureau [...]
- Sors de là, ordonnai-je.
- Hé, ca va, j'ai rien fait !
- je veux te voir de ce côté-ci du bureau.
[...]
- Wouaouh ! fit-il, coulant un nouveau regard en direction de mon Dan Wesson. C'est quoi, ce gun ?
- Un revolver Dan Wesson de calibre 38.
- T'as fumé combien de mecs ?
- Je vais peut-être devoir ajouter une encoche sur la crosse dans les secondes qui viennent."

Lundi 15 mai 2006

Rotko (admin du forum Grain De Sel) m'a soumis un texte intéressant - comprenez par là un texte qui sied bien à l'esprit de ce blog . Il s'agit d'un extrait de "Le Neveu de Rameau" de Denis Diderot.

 

"Allons Madame; faites-vous admirer ; déployez vos charmes. Enlevez. Renversez. Nous arrivions. Elle chantait, elle enlevait, elle renversait. Hélas ! je l’ai perdue, la pauvre petite. Outre son talent, c’est qu’elle avait une bouche à recevoir à peine le petit doigt ; des dents, une rangée de perles; des yeux, des pieds, une peau, des joues, des tétons des jambes de cerf, des cuisses et des fesses à modeler. Elle aurait eu, tôt ou tard, un fermier général, tout au moins. C’était une démarche, une croupe ! Ah ! Dieu, quelle croupe !"

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je vais tâcher de me procurer cet ouvrage au plus vite.

Dimanche 14 mai 2006

Dans l'excellent Shutter Island de Dennis Lehane, certaines personnes s’imaginent que la taille de leurs bijoux de famille – et tout ce qui va avec – est inscrite au milieu de leur front ; un peu comme cette fameuse publicite qui vante les mérites de la Poste, vous savez ? Grave erreur...


(page 72 de l'édition Rivage/Noir)


"- Regardez au bas de la clairière, là-bas. Au bout de votre index, ce sont des marécages. Une vraie jungle de diverses variétés de sumacs, de chênes verts et d’un bon millier de plantes différentes, toutes recouvertes d’épines de la taille de ma bite."

Et l'autre de répondre :

"– Ca veut dire quoi ? Qu'elles sont grosses ou qu'elles sont petites ?"


Messieurs, à utiliser avec prudence, donc. Car on peut effectivement l'interpréter de plusieurs façons... Je vous aurais prévenu !

Samedi 13 mai 2006
Dans Les yeux du Dragon de Stephen King, il y a un passage où Dennis tente de venir en aide à Peter, injustement enfermé au sommet d’un donjon par Fragg, le salaud de service. Malheureusement, il y a un garde (inculte comme vous allez bientôt vous en rendre compte) qui rode dans les couloirs.

(Page 228 de l’éditon Pocket)


"Saisi de sueurs froides, Dennis s’enfonça au plus profond de l’ombre. Le garde du tour de ronde s’arrêta juste en face de la poterne où Dennis se cachait."

Attention, roulements de tambours… Suspens insoutenable. Vous avez les j’tons, hein ? Allez, je vous livre la suite avant que vous ne fassiez dans votre froc.

"Il resta là un moment à fouiller dans son nez avec son petit doigt, puis se pencha pour moucher un flot de morve entre ses mains. […] Il sentait l’odeur du garde, l’odeur de vinasse et de viande grillée de son haleine, l’odeur de la vieille transpiration. Le garde s’éloigna..."

Et voilà ! Encore un qui ne lit pas Harry Potter ! Eh oui, si seulement il avait lu les histoires du p’tit binoclard aux lunettes rafistolées, il aurait su qu’il existait des chocogrenouilles au goût de crotte de nez. Cela lui aurait permis de coller une raclée à Dennis, mais surtout, cela lui aurait évité d’avoir à piocher dans ses réserves personnelles.
 
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